A fond la forme

A fond la forme.
Cerceaux divers, filet, objets hétéroclites.

Chaque « tableau » de la série « Sweet dreams » est  construite à partir d’une base circulaire comprenant un tressage de fil sur lequel divers éléments sont accrochés.
Simulacres d’objets artisanaux d’origine Ojibwé la série ‘sweet dreams’ n’en sont pas moins séduisants.
Des capteurs de rêve traditionnels nommés asubakatchin ou bawajige nagwaagan en langue Ojibwé, il ne reste que certaines affinitées formelles.
Agissant comme un filtre qui capte les songes envoyés par les esprits, pour conserver les belles images de la nuit et brûler les mauvaises visions aux premières lueurs du jour, ces « pièges Amérindiens » semblent piégés à leur tour, colonisés par le rêve Américain.
Les fils de la toile, A est réduit à un support de étalage de pacotille

 

Ce projet agence plusieurs objets récupérés : mobilier sportif, éléments décoratifs, et marchandise bon marchée liée à la culture populaire.

Titre ironique évocateur du monde onirique

 

ce projet,  semble se référer autant aux capteurs de rêves (« asubakatchin ») objets rituel appartenant à la culture amérindienne Ojibwé qu’au monde du spectacle et à la culture du divertissement cher à nos sociétés capitalistes et au mode de vie de « l’Américan dream ».
Agissant comme un filtre qui capte les songes envoyés par les esprits, pour conserver les belles images de la nuit et brûler les mauvaises visions aux premières lueurs du jour, ces « pièges » traditionnels semblent ici piéger à leur tour, ils sont un vulgaire simulacre des support à pacotille
confisquant le sens de l’objet original.
« Profondeurs paradoxales » est une sorte d’oxymore, mêlant les croyances.
Si l’onirisme des « tableaux »de la série « Profondeurs paradoxales » est emprunt de poésie et d’humour, il sert une remise en question  à nos sociétés colonisatrices et à leurs aux idéologies progressistes.

 

 

 

 

 

 

 

 

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