TIFAÏFAÏ

Tifaïfaï
« Make Kin Not Babies »

Coton Blanc et bleu.
Travail de couture.


Le tifaïfaï, art Polynésien, est une couverture faite d’un drap sur lequel est cousu des appliques. Il existe deux grands genres de tifaïfaï : le style « mosaïque et le style « applique ».
Composés de manière symétrique, les motifs stylisés, puisés dans la faune, la flore et l’univers marin rendent compte de la relation connecté que les polynésiens ont avec l’environnement.

Le tifaïfaï est un art métis, introduit par les missionnaires protestants ou mormons au 19ème siècle, il s’est répandu à travers toute la Polynésie Française. Cet artisanat, devenu un art polynésien a reliées d’anciennes pratiques aux nouvelles.

Puisant son génie créatif dans la nature ou dans les décors des arts traditionnels polynésiens, le tifaïfaï marie une technique et une inspiration venues d’ailleurs.

Les tifaïfaïs étaient utilisés non seulement pour orner les fare dans des circonstances exceptionnelles mais aussi comme couvertures sur les lits des invités.

Tifaïfaï, reprend la manière singulière qu’on les polynésien.ne.s d’agencer leurs motifs (symétrie).
Ici, l’ornement n’est pas une représentation du monde végétal ou animal mais, un énoncé, une injonction invitant à reconsidéré les relations que nous (occidentaux) entretenons avec les humains et les non-humains.
C’est la phrase de Donna Haraway (philosophe et biologiste) : « Make Kin Not Babies », en réponse à la question d’une journaliste : « Comment faire pour que l’anthropocène ne puisse pas durer ? », qui est appliquée, dans un jeu de  miroir sur le tissu.
« Make Kin Not Babies » (Faites des parents, des proches, pas des bébés) est un slogan pour en finir avec le cycle « mortel » de l’anthropocène.
Ici, « parents » signifie plus que des entités liées par l’ascendant ou la généalogie, il s’agit de reconstituer des rapports, des connections entre les êtres.

 

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